Table ronde N°1 - Débats

L'organisation de la table ronde, après les exposés introductifs, prévoyait que des intervenants réagissent en priorité en cinq minutes à ce qui avait été dit avant que la parole ne revienne à l'auditoire dans son ensemble. Le dépassement du temps de parole de certains des premiers en empêcha d'autres de s'exprimer.
Ci-après - la saisie de l’enregistrement des discussions lors de la Table Ronde.
Les débats étaient modérés par Michel Milkovitch.

Michel Sollogoub
« Eminences, chers frères et sœurs en Christ.
Je pense exprimer l’opinion de beaucoup pour dire que cette réunion est particulièrement bien venue et je pense que le dialogue qui s’instaure entre nous, c’est un dialogue qui sera fructueux et il faut remercier de nouveau les organisateurs et les autorités ecclésiastiques d’avoir donner l’occasion à ce dialogue d’avoir lieu. Je pense qu’il faudra, sans doute, continuer.
Si j’ai bien compris, on me demande de réagir à ce qui a été dit, ou de compléter. Comment réagir à ce qui a été dit, qui est extrêmement riche ? Il y a une heure et demie de discours, donc il m’est difficile en cinq minutes de donner toute la mesure de ma réaction, mais enfin je m’efforcerai d’être le plus simple et le plus rapide possible, d’autant que pour l’essentiel, il faut le dire, il n’y a pas de désaccord entre nous, je souscris pratiquement totalement à ce qu’a dit Séraphin Rehbinder.
Je trouve que l’historique qui a été fait par Nicolas Ross est un historique sur lequel, évidemment comme toujours, on peut dire certaines choses et de notre archevêché. Cette description me paraît, dans l’ensemble, tout à fait fidèle. Je réagis tout à fait positivement à ce qui vient d’être dit.
Alors, il est clair aussi que je réagis en mon nom personnel, je n’exprime pas la position des uns ou des autres. Dans l’Eglise, ce sont des personnes qui s’expriment et nous nous écoutons chacun, nous cherchons ensemble à trouver la voie juste qui nous permettra d’aboutir à la solution de notre problème. Et le problème a été magistralement décrit par Séraphin, qui est la construction- quelle voie pour construire l’Eglise locale ici- quelles sont les voies que nous devons suivre et Séraphin a dressé une sorte d’itinéraire pour arriver à cette Eglise locale dont tous nous sommes maintenant conscients, et ça aussi c’est une nouvelle importante.
Progressivement, nous tous, nous sentons qu’il y a une situation anormale dans laquelle nous vivons et que cette situation anormale, on doit essayer par tous les moyens de la dépasser pour que notre témoignage ici, sur ce territoire, soit un témoignage authentique, parce que le plus important c’est la fidélité de témoignage à l’Evangile et au Christ et c’est l’authenticité de ce témoignage, de cette fidélité qui nous permettra de rendre un témoignage véritable.
Maintenant très rapidement, la réaction que j’ai à exprimer. Toute cette discussion est née de cette lettre du patriarche de Moscou et je pense qu’il faut réagir aussi à elle, c’est ce qu’a fait Séraphin tout à fait à la fin de son exposé. Il faut quand même le rappeler, nous sommes en pleine communion avec l’Eglise russe. La situation dans laquelle nous sommes, la situation ecclésiale est une situation de communion complète avec l’Eglise russe et dans l’Eglise orthodoxe, ça tombe sous le sens, mais peut être faut-il le rappeler, la pleine communion eucharistique ne passe pas nécessairement par la relation hiérarchique, c’est même ce qui différencie l’Orthodoxie d’autres confessions chrétiennes. En d’autres termes nous pourrons relever d’évêques différents, de patriarcats différents, tout en étant en pleine communion, parce que l’Eglise se définit par un territoire.
Ce qu’il faut mentionner ici, et ça n’a pas été dit, à mon avis, suffisamment, c’est qu’une Eglise se définit par un territoire, c’est délimité géographiquement, et si vous regardez les statuts, par exemple de l’Eglise russe, mais c’est vrai aussi pour d’autres Eglises patriarcales, ces statuts définissent un territoire et un territoire donné. Alors, tout le problème vient, comme vous le savez que nous sommes, nous vivons sur un autre territoire, là où nos pères où nos grands-parents ont été exilés ou ont émigrés. Et donc le problème se trouve du fait qu’on se trouve sur un territoire, qui est non seulement pas celui de l’Eglise russe, mais en plus pas celui d’aucune autre Eglise patriarcale. Dans ces conditions, comment comprendre le fait que nos parents étaient dans un diocèse du patriarcat de Moscou, jusqu’en 1931 finalement. C’est à l’époque, dans les années 1920, il est clair que nos parents, nos grands-parents étaient des émigrés, c’est-à-dire que fondamentalement, ils espéraient, ils comptaient revenir chez eux. Il est clair que dans les années 1920-1930, si cette possibilité leur avait été donnée, ils seraient revenus chez eux, c’est absolument évident.
Et d’ailleurs, c’est comme ça pour ma part que j’interprète le fait que le patriarcat oecuménique, à la suite des difficultés que l’on sait, qui ont été très bien rappelées par Nicolas Ross, a accordé à notre exarchat un accueil provisoire. L’idée c’était de dire, c’est provisoire jusqu’au moment où, effectivement, il sera possible aux Russes émigrés du site de rentrer chez eux, c’est-à-dire d’être dans la situation normale.
C’était le premier point, mais la question est de savoir combien dure le provisoire, ça c’est une question à laquelle il faut essayer de répondre. Moi, il me semble que c’est un point de discussion pour pouvoir avancer tous ensemble pour essayer de progresser dans cette voie. Mais depuis 1931, la question est la suivante : il s’est passé soixante-dix ans, alors que s’est-il passé au cours de ces soixante-dix ans ?
Je dirai qu’il y a trois choses pour dire les choses rapidement. La première chose c’est qu’il y a d’autres orthodoxes qui se sont installés ici, on l’a dit, on l’a répété et ce n’est pas la peine de le redire, et là d’ailleurs, la présence d’autres Eglises, d’autres communautés, elle a été mentionnée par Séraphin. Elle n’a pas été mentionnée d’ailleurs dans la lettre du patriarche Alexis, ce qui me pose problème, parce qu’il y a d’autres orthodoxes ici, ça c’est la première chose.
La deuxième chose c’est que nos paroisses, et cela a été dit par beaucoup, nos paroisses sont devenues multi-ethnique, je crois qu’une grosse minorité des paroisses sont francophones, donc il y a non seulement des russes dans nos paroisses, mais nous avons aussi des orthodoxes venant d’autres nationalités.
La troisième chose qui est importante, quand même, et qu’il faut prendre en considération pour considérer le caractère territorial de notre Eglise, c’est qu’en 1990, à partir du moment où l’Eglise russe a été libérée, et je fais parti de ceux qui se réjouissent, je peux le dire très fort, je me réjouis naturellement de ce qui s’est passé en Russie. Nous avons avec Cyrille Eltchaninoff contribué, avec le service d’aide aux croyants, au soutien de l’Eglise russe quand il n’y avait pas de possibilité de faire autrement et donc je me réjouis de ce qui se passe, de ce qui se produit, du dynamisme, de la vitalité de l’Eglise russe aujourd’hui. Néanmoins, à partir de 1990, quand la Russie est devenue plus accessible à nous tous, je dois reconnaître que rares ont été ceux qui sont partis vivre en Russie pour toujours. Vous en avez la preuve, c’est que nous sommes ici. Si nous sommes ici, c’est bien que notre territoire, notre localité d’appartenance c’est bien l’Europe occidentale, et ce n’est pas la Russie.
La question est donc de savoir comment on fait, comment peut-on concilier le fait que le patriarcat de Moscou a un territoire qui n’est pas le nôtre. C’est la question que je me pose : est-ce que le patriarcat de Moscou peut avoir sur un autre territoire, pour des russes et pour des gens qui sont d’origine russe et qui ne renient pas ; pour ma part, je ne renie pas, je vais souvent en Russie, je ne renie nullement ma tradition, j’espère être fidèle à mon héritage, mais néanmoins je suis un russe ou un français d’origine russe, je suis un russe différent parce que j’habite ici, j’ai des préoccupations qui sont différentes, mon territoire est différent, ma culture est différente de celle que je rencontre en Russie et je crois qu’il est important de faire dire et de faire comprendre qu’il peut y avoir des gens d’origine russe, de même tradition, mais qui résident sur des territoires différents et qui donc relèvent d’organisations ecclésiales différentes, parce que l’Eglise orthodoxe à une dimension locale.
Maintenant je vais finir, parce que j’ai déjà largement dépassé mon temps bien sûr, alors je voudrais simplement revenir sur la dernière proposition de Séraphin qui consiste à dire que finalement on va créer une métropole. Enfin regardons, examinons plutôt les possibilités d’une métropole autonome au sein du patriarcat de Moscou, comme ça on va résoudre d’abord le problème de la division des juridictions russes, et ensuite alors incitons les autres patriarcats à faire de même, et donc à solidifier l’Eglise locale ici.
Seulement ma réaction est de dire, que c’est très important, qu’il est essentiel de mettre en place l’unité des juridictions dites russes ici, pour commencer. Je pense qu’il y a plusieurs moyens d’y arriver, et l’un des moyens, surtout lorsque l’on est préoccupé, c’est important de le souligner, Séraphin l’a très bien souligné, comme maintenant l’Eglise russe semble-t-il, par la construction de l’Eglise locale, et notamment ici, la preuve étant qu’elle veut passer par la mise en place d’une métropole autonome ici. Alors est-ce qu’on ne pourrait pas aller, en quelque sorte, beaucoup plus vite que ce qu’on nous propose. Pour ce qui est de l’unité entre les juridictions russes, la première chose c’est que l’Eglise synodale, comme vous le savez, est en pourparlers avec le patriarcat de Moscou pour rétablir la communion eucharistique, communion que nous avons déjà depuis longtemps, ils sont donc en train d’essayer de la rétablir. Je pense que la question de l’unité entre l’Eglise synodale et Moscou n’est pas vraiment la même chose. Si on peut dire, on passe déjà de trois à deux, si vous voulez de cette façon là, maintenant si véritablement on a à l’horizon l’Eglise locale autonome. Pourquoi ne pas dire la chose suivante : le patriarcat de Moscou notamment, et nous aussi dans la même direction que ce qu’a dit Séraphin, Moscou suggère ou essaie de convoquer une conférence, ou fait des démarches en vue de la mise en place ici d’une Eglise locale autonome provisoire, naturellement jusqu’au saint concile, et dans la constitution de cette Eglise locale, le patriarcat de Moscou annonce qu’il est prêt à renoncer à l’exarchat du patriarcat de Moscou en France. S’il est prêt à renoncer à l’exarchat du patriarcat de Moscou en France, qui est aussi sur le plan territorial un peu, il faut le dire aussi, un peu étrange, les gens du patriarcat de Moscou en France, qui sont là, ne sont pas plus émigrés que nous ne le sommes, après 1990 ils sont tous restés ici.
L’idée c’est de dire dans ces conditions, si le patriarcat nous dit « je suis prêt à renoncer à l’exarchat », je le fais, je suis prêt, en vue de l’Eglise locale, je me retire en quelque sorte, vous autres, autres patriarcats, faites de même. Et cela peut être facile, s’il renonce à l’exarchat on réalise l’unité des russes tout de suite. Donc faites de même et allons, progressons sur la voie de l’Eglise locale et faites comme je le fais moi aussi ».

Michel Milkovitch
« Je remercie Micha Sollogoub pour cette intervention très intéressante et aussi très constructive ».

Emilie van Taack
« — J’appartiens depuis longtemps aussi bien à la paroisse Saint-Serge qu’à la paroisse des Trois Saints-Hiérarques —
Messeigneurs, mes pères, je voudrais dire très peu de choses, seulement ceci, que cette division entre les Russes est véritablement un très grave péché, et que c’est probablement à cause de ce péché que nous avons tant de difficultés sur tous les plans. Et je pense que la première chose à faire est de se repentir de ce péché et comme disent les Saints Pères, la repentance n’est efficace que si nous accomplissons l’action inverse. Donc l’action inverse de ce péché, c’est de se réunir, avec notre Eglise Mère qui est l’Eglise patriarcale russe de Moscou. Je pense qu’il n’y a pas d’autre fondement solide sur le plan spirituel à l’Eglise locale. Non pas tant que l’Eglise locale doive s’élaborer forcément à partir de l’Eglise russe, mais simplement nous devons faire la volonté de Dieu, nous devons attirer la grâce, nous devons nous repentir pour obtenir cette grâce inouïe et immense que constitue le don par Dieu et non par nos propres forces et par nos élaborations techniques, personnelles, humaines, le don de l’Eglise locale. Et je pense que nous n’avons absolument pas le choix.
D’autre part, je voudrais répondre à Michel Sollogoub, en ce sens que ce serait une grave erreur de vouloir éviter le problème de ce péché, c’est-à-dire de cette rupture de la communion spirituelle entre les gens. Bien sûr, nous avons une communion juridictionnelle avec l’Eglise de Moscou, d’accord. Mais parce qu’elle est sur un autre territoire. En ce qui concerne les Russes qui sont présents ici, il existe une division absolue, une division très réelle, et qui se manifeste dans le fait que nous n’avons pas de conversation — ici c’est une grande première — ! nous ne parlons pas, nous ne voulons pas entamer les discussions, quelque fois même nous nous tournons le dos, nous refusons de célébrer en commun, alors bien sûr c’est très facile… »

Mgr Gabriel
« Je proteste contre cette affirmation ! Entre nous et l’Eglise de Moscou, il y a l’union sacramentelle ».

Emilie van Taack
« Il y a l’union sacramentelle bien sûr. Je considère qu’en moi, personnellement et individuellement, je dois réaliser cette communion que je vois si peu réalisée concrètement chez les autres ».

M. Milkovitch
« Personnellement j’enlèverais les deux derniers mots qui sont un tout petit peu polémiques parce que nous sommes tous un peu dans cette étape et nous cherchons à faire le mieux que nous pouvons, et Dieu sait à quel point il nous est difficile d’être à la fois et impartiaux et ouverts à tous les autres. Je propose qu’Emilie revienne plus tard ».

Didier Vilanova
« — Paroisse de la Trinité — Je n’ai pas grand chose à dire, à rajouter à ce qu’a dit Michel [Sollogoub] qui a très bien exprimé le sentiment que je partage avec lui, ce que je peux ajouter, c’est que moi je ne suis en rien Russe, sauf de cœur par la spiritualité bien sûr, mais je n’ai aucun parent Russe, je suis un converti, comme on dit. Et le débat me paraît un peu bizarre, justement parce que je n’ai pas un attachement viscéral à une culture et à un pays, je trouve ça un peu étrange qu’on discute comme ça de méthodes tactiques pour arriver à l’Eglise locale, alors qu’il faudrait peut être que nous-mêmes on se prenne en main et l’Assemblée des évêques se prenne en main et qu’elle-même trouve des chemins pour arriver à la construction de cette Eglise locale, que visiblement nous voulons tous, puisque c’est apparu dans les trois exposés, et cela je m’en réjouis ».

M. Milkovitch
« Maintenant que les membres du panel se sont exprimés, ou se sont abstenus, je propose de laisser la parole à l’auditoire ».

Basile Brestlastsev
« — Paroisse Saint-Alexandre — Etant donné que nous sommes au stade, disons d’un genre de réorganisation de la paroisse et en parlant des états des lieux dont Oleg Lavroff [Oleg Lavroff étaient absent: il s’agit probablement ici de l’exposé de p. Nicolas Rehbinder, préparé sur la base de celui de O. Lavroff - Note de la Redaction du Site] a parlé, c’est le manque, pas de spiritualité, mais le manque de formation dans les paroisses, c’est bien la situation. Ces derniers temps, on voit dans le domaine des Eglises catholiques même, ils parlent des énergies incréées, du Saint-Esprit, on a beaucoup parlé du starets Silouane, de Saint Séraphin de Sarov, et on considère que tous ces éléments là sont très éloignés de nous, donc c’est peut-être un moment pour recentrer toute la spiritualité et le niveau, comme disait Oleg Lavroff. La spiritualité, oui il y a beaucoup de pasteurs ou simplement des hommes saints, mais en même temps les pasteurs sont des faiseurs de saints et ça, c’est capital de reprendre le niveau et de rappeler le niveau qui était la prière intérieure et ce que Saint Séraphin nous a laissé et Grégoire Palamas. Voilà, c’est tout ce que je voulais dire ».

Père Boris Bobrinskoy
« Monseigneur, je voudrais tout d’abord dire que j’ai été très positivement impressionné par l’essentiel des trois conférences. Il y a des petits bémols à mettre ici ou là, mais je ne vais pas m’y arrêter.
Je voulais surtout dire que je crois que depuis déjà maintenant vingt ans il y a, comme cela a été indiqué, un mouvement d’une part parmi la jeunesse croyante, d’autre part touchant le clergé et l’épiscopat lui-même pour prendre peu à peu conscience de notre unité et du fait que nous allons dans une perspective lointaine, peut être imaginaire, à mon avis prophétique, d’une perspective d’unité de tous les orthodoxes en France. Le principe territorial de l’unité a été rappelé. Et là, je dois dire, on peut tout de même rappeler, sans que l’on parle de cela avec le mépris concernant ce qu’on appelle la « Frat », dès qu’on a dit « Frat » on voit très bien, n’est-ce pas : « oh oui, ça c’est la « Frat ». Cela c’est injuste. Je lance un pavé dans la mare en parlant de cela…

[voix dans la salle]… « non, non, non, c’est très bien. »

Et bien, je pense qu’il y a eu une vision, une vision d’avenir qui s’est en particulier matérialisée, tout d’abord dans le comité des évêques orthodoxes en France, ensuite dans les grandes réunions des assemblées tous les trois ans, présidées par les évêques de toutes les juridictions, et enfin maintenant depuis quelques années, l’instauration de ce qu’on appelle l’Assemblée des évêques orthodoxes en France. Il faut tout de même prendre tout cela très au sérieux, bien sûr il s’agit d’une étape, une étape qui peut paraître à quelques uns contradictoire, car comme cela à été dit, les évêques devraient finalement s’interdire les uns les autres étant donné que chaque évêque s’affirme comme l’évêque orthodoxe et par conséquent veut avoir juridiction sur l’ensemble du territoire et sur tous les Orthodoxes. Cela n’est pas le cas. Nous sommes dans une situation provisoire d’économie, et par conséquent, mais de marche en avant vers une vision dans laquelle, je pense que peu à peu nous devons, excusez-moi Monseigneur, excusez-moi Messeigneurs, nous aussi en un certain sens, et j’ose à peine le dire, éduquer nos évêques, éduquer notre hiérarchie, je ne parle pas d’untel ou d’untel, mais de leur faire prendre conscience que ces choses-là ne peuvent pas durer, que tout en dépendant de leurs Eglise-mères ils ont aussi une responsabilité collégiale, conciliaire, vis-à-vis de l’ensemble des évêques orthodoxes, avec lesquels ils partagent les réunions de l’Assemblée.
Par conséquent, il y a là une réalité déjà donnée, un don de Dieu que nous devons développer cela ne contredit pas nécessairement telle ou telle proposition du patriarche Alexis, mais je pense que nous avons déjà une base, une stabilité réelle dans laquelle nous vivons, que nous devons chercher à développer à travers la prière et l’aide de Dieu ».

Nicolas Lossky
« — Du patriarcat de Moscou, diacre d’une paroisse francophone et nouveau style dans cette Eglise — Je ne reviendrai pas sur l’histoire, sinon pour dire que je suis très très attaché à l’idée de la réconciliation des trois branches de l’émigration parce que j’ai reçu le baptême des mains mêmes du métropolite Euloge en 1929, donc c’est pour moi quelque chose qui me fait mal au cœur de ne pas voir cette réconciliation se faire— dans une métropole ou non, cela me paraît tout à fait secondaire.
Parce que ma russité à moi, je n’y ai reçu qu’une chose importante, le reste est secondaire, c’est l’Orthodoxie. L’Orthodoxie et rien d’autre. La culture russe, merci, oui, mais la culture française aussi et la culture britannique aussi, tout cela fait partie d’un tout. Mais l’important c’est l’Orthodoxie, et je suis très très heureux de tout ce qu’a dit mon ami Séraphin, que j’ai approuvé énormément.
Je voudrais juste, comme le Père Boris, suggérer qu’on aille un pas plus loin. Un pas plus loin, dans la même direction. C’est que nous sommes tous co-responsables d’une reconstitution du tissu conciliaire de l’Orthodoxie. Cela ne veut pas dire qu’il faut absolument que le fameux Concile se réunisse, on peut très bien avoir une décision conciliaire, conciliaire au sens de l’esprit conciliaire et notre rôle, Dieu merci nous avons l’Assemblée des évêques, qui comme le Père Boris vient de le dire, est un pas. Nous avons la responsabilité de réconcilier les Eglises-mères comme on les appelle, sous la présidence du patriarcat de Constantinople qui est une présidence qui devrait être très responsable et pas seulement d’honneur. C’est-à-dire, ce ne sont pas des chrysanthèmes, c’est l’appel à l’unité, mais quand le patriarche Bartholomé a été élu, il a rassemblé tous les chefs d’Eglise et ça a été un événement. Malheureusement ça ne s’est plus refait de façon aussi …disons. Mais nous, comme le Père Boris l’a dit, notre rôle est de soutenir je dirais, nos évêques dans leur Assemblée pour qu’ils agissent vis-à-vis des Eglises locales, vis-à-vis des Eglises autocéphales de l’Orthodoxie mondiale pour que la décision soit prise comme pour l’Eglise de Jérusalem, par un concile œcuménique, comme pour l’Eglise de Chypre, par un concile œcuménique, et non pas comme quelqu’un m’a dit un jour : « l’autocéphalie ça se prend, ça ne se donne pas. » Je suis désolé, mais ce n’est pas vrai ».

Mgr Gabriel
« En premier lieu je voudrais m’excuser auprès de Madame ou Mademoiselle van Taack pour la façon dont j’ai réagi, j’ai fait ça de tout mon cœur. Comme vous l’avez dit Père Boris, nous les évêques, nous serons toujours des élèves, il faut être éduqué dans l’épiscopat.
Dans ce sens, je veux ouvrir mon cœur, et dire que j’ai beaucoup souffert, hier soir, quand j’ai appris, qu’il y a des gens qui avaient téléphoné aux prêtres de l’exarchat en disant : « viens demain, viens parce que lui — donc votre serviteur — il va supprimer le slavon, il est contre le russe ». Alors je vous demande : si on veut vivre la concorde en confiance, je vous prie de tout mon cœur, arrêtez ces histoires. Ça me fait souffrir, ça me rend amer, c’est insupportable. Soyons honnêtes. Et peut-être encore une chose, est-ce que c’est par hasard qu’aujourd’hui c’est le dimanche du pharisien et du publicain, quand on parle de notre foi et de notre Eglise et de notre culture, lisez encore une fois l’Evangile de ce matin et moi aussi je veux le faire.
Nous sommes tous responsables pour l’Eglise orthodoxe en Europe occidentale, je suis très heureux, je dois le dire ouvertement, je suis très heureux, d’avoir donné ma bénédiction pour cette réunion. Ce qui ne veut pas dire que je sois d’accord avec tout ce que j’ai entendu. Il y a quelques remarques à faire et je veux être ouvert à certains moments j’ai été, j’ai été moi-même malheureux, furieux, pour la façon dont notre ami Séraphin a parlé de Constantinople. C’est aussi une question, nous pouvons tous penser comme nous voudrions, mais il faut être honnête, même si moi je dois défendre ma position en attaquant le patriarcat de Moscou, alors c’est indigne d’un évêque et d’un prêtre.
Dans ce même cas je demande un peu de respect pour ce patriarcat qui nous a protégés pendant cinquante ans, l’avenir est entre les mains de Dieu.
Je veux servir comme vous tous l’Eglise, mais nos arguments doivent être honnêtes.
Et je vous aime ».

Pierre Adolphe
« — rien avoir avec Hitler — Musard. Je voudrais simplement demander à Emilie van Taack ce que je dois penser, parce que moi je ne suis pas non plus Russe. L’Eglise de la rue Daru à bien voulu me recevoir dans son sein il y a déjà très longtemps puisque que c’est le Père Pierre Struve que je suis venu voir, et qui avant son accident, m’a dit : « venez, venez, venez ». Après cela, il a été remplacé par le Père Boris, qui a bien voulu avec Monseigneur Georges Tarassoff m’accepter dans l’Orthodoxie. Ceci étant, j’avais déjà été accepté par un certain évêque Vladimir à Berlin, en tant que Français, j’étais à l’époque catholique, moyen… Monseigneur Vladimir a bien voulu m’accepter à la communion, à l’époque, dans l’Orthodoxie, tout en étant catholique.
Ceci étant, je vous signale que Monseigneur Vladimir est métropolite de Saint-Pétersbourg maintenant. Enfin, à l’époque je lui apportais des Bibles en secret.
Alors maintenant je voudrais demander à Emilie van Taack qui m’a plongé dans le péché puisque maintenant je suis paroissien de la rue Daru depuis presque quarante-cinq ans, et alors je suis vraiment dans le péché, alors je dois me confesser auprès de vous, qu’est-ce que je dois faire ? Parce que vraiment !…

[mouvement houleux dans la salle]

Excusez-moi, c’est très bas comme intervention, mais enfin malgré tout je suis Français, je ne suis pas Russe et puis voilà ».

M. Milkovitch
« Merci pour cette note humoristique ».

Elisabeth Behr-Sigel
« Je suis une très vieille femme comme vous voyez et en tant que telle une très vieille membre de cet Archevêché. Je suis entrée dans l’Eglise orthodoxe, je me suis unie à l’Eglise orthodoxe en 1930. Cette histoire qui a été racontée, c’est une histoire que j’ai vécue. Je suis très heureuse qu’elle ait été évoquée avec toute sa complexité. J’ai un immense amour pour l’Eglise russe, mon chemin vers l’Orthodoxie est passé par l’Eglise russe et on a dit que nous devions être fidèles à notre héritage et je pense à un certain nombre d’hommes, justement de Russes. La première paroisse orthodoxe de langue française à laquelle j’ai appartenu, je pense être peut-être la seule survivante de cette paroisse, qui a été fondée en 1928-1929. Elle a été fondée par des jeunes Russes, ce sont des garçons Russes et ces garçons Russes avaient le sentiment que quelque chose, que Dieu les avait envoyés en Occident non pas simplement comme exilés, oui, ils ressentaient leur exil, mais aussi pour témoigner de l’Orthodoxie.
Je pense, quand Nicolas Lossky a parlé, j’ai pensé à son père, Vladimir Lossky, je pense à Paul Evdokimov je pense aussi à Evgraf Kovalevsky et je pense aussi à quelqu’un qu’on aurait dû nommer : le Père Lev Gillet qui a été le créateur de cette première paroisse, et qui a profondément aimé la Russie, or le chemin de l’Orthodoxie a été par la Russie.
Ce n’est pas une question de ne pas aimer, mais je crois que maintenant nous sommes justement tous d’accord, nous devons tous aller vers l’Eglise locale. Est-ce que ce chemin vers l’Eglise locale doit passer par la constitution de cette métropole, c’est là que se pose la question. Je dois dire que je suis l’arrière grand-mère d’une très nombreuse famille, une partie de ma famille est en Angleterre, or là, justement de tels problèmes se sont posés parce que dans la mesure où des évêques russes ont été envoyés ils ne comprenaient pas du tout parce que tout simplement nous appartenons à des mondes culturels différents. L’émigration russe est devenue une émigration multi ethnique. Dans ma propre famille une de mes belles-filles est Africaine, c’est donc quelque chose de tout à fait mélangé, et quand je pense à une paroisse comme la Crypte, et bien elle est telle comme Séraphin justement l’a très bien décrite. C’est une paroisse multi ethnique où l’essentiel c’est d’être Orthodoxe. Je crois qu’il faut très prudemment explorer le chemin, aller vers cette Eglise locale, garder nos repères en relation profonde avec l’Eglise russe, personnellement je le dois infiniment à l’Eglise russe.
Vous savez très bien que mon premier livre a été Prière et sainteté dans l’Eglise russe. J’ai consacré un livre à Boukharevtsa, j’aime l’Eglise russe, mais je crois que maintenant, en France, c’est précisément à travers cette Assemblée, cette union de l’ensemble des Eglises orthodoxes en France, qui sont des Russes, des Français, des Grecs, des Roumains, des Africains, parce que notre paroisse de la Crypte a accueilli un certain nombre d’Africains, j’aimerais bien que vous veniez, ils ont été très très bien accueillis, ils sont complètement intégrés ».

Père Boris
« Ils sont parmi les plus fidèles. »

E. B-S.
« Je crois que c’est cela, cette réalité, ceci n’empêche pas du tout un très grand amour pour la Russie.
Je crois que la grandeur de l’Eglise russe ce sera justement de donner une complète autonomie à cette fille, comme nous donnons l’autonomie à nos propres enfants quand ils ont dix-huit, vingt ans, et ne plus les garder sous notre tutelle ».

M. Milkovitch
« Merci pour ce témoignage et pour ces idées. »

Nikita Struve
« Je craignais un peu ce débat mais j’en suis, je dirais très heureux, parce que je pense que c’est précisément dans cet esprit, quand même d’ouverture, qu’il faut que nous rediscutions.
Je voulais simplement attirer l’attention sur une chose, sur un point d’histoire, mais un peu plus que d’histoire ; encore que j’ai très apprécié l’exposé de Monsieur Ross. En quoi a consisté le ministère prophétique de Monseigneur Euloge ? Ministère prophétique, pour l’exercer il a été deux fois interdit—il faut le faire quand même ! par ses coreligionnaires et par ses compatriotes— d’avoir assuré à tous les niveaux la liberté et la conciliarité dans l’Eglise, en restant fidèle à l’esprit du concile de 1917. Il l’a réalisé aussi bien dans l’administration de l’Eglise que dans la recherche théologique.
On a parlé un peu brièvement aujourd’hui du Père Serge Boulgakov mais je voudrais rappeler que sans lui cet Institut n’aurait pas existé et je voudrais rappeler aussi qu’il a été condamné par l’Eglise de Moscou et que cette condamnation n’a toujours pas été rapportée.
Nous sommes depuis plus de soixante-dix ans sous l’omophore du patriarcat de Constantinople et nous n’avons jamais encore eu l’occasion de nous plaindre, il n’a jamais porté atteinte ni à la spécificité de notre tradition, ni précisément à notre liberté externe et interne. J’ai rappelé la condamnation du Père Serge Boulgakov par le patriarcat de Moscou, mais je voudrais insister sur un point qui me paraît actuellement important. Je connais très bien la situation de l’Eglise russe actuelle, j’ai été l’intime, pendant quelques années, du patriarche Alexis, et je connais pratiquement une vingtaine d’évêques à la table desquels j’ai été, je connais aussi des hommes politiques proches du pouvoir actuel. Ecoutez, leur jugement est formel, l’Eglise russe, actuellement, aujourd’hui est à un stade d’évolution critique, on dit d’elle que c’est un corps malade, il s’agit bien sûr non du peuple de Dieu, ni de l’ensemble du clergé qu’il soit clergé supérieur ou inférieur, il y a d’excellents éléments ».

[Question de la salle] : « Qu’est-ce que le clergé inférieur ? »

« Je dis simplement évêques et non évêques. Bref, ici il s’agit de l’appareil de l’Eglise et de ses méthodes. Malade de quoi ? Malade d’autoritarisme, malade de cléricalisme.

[mouvements houleux dans la salle]

En deux mots… Attendez, non je n’ai pas honte. En langage ecclésiastique, je dirais ceci, malheureusement et pourtant, j’ai été moi-même dès les années 1990 très attaché à l’Eglise russe et je continue de lui être attaché, mais l’Eglise a quand même résolument tourné le dos, précisément aux principes qui nous sont chers, c’est-à-dire au concile de 1917 qui est censé garantir la liberté et la conciliarité dans l’Eglise. Ainsi, si nous voulons rester fidèle à la vocation prophétique de l’Archevêché, eh bien je crois et je suis persuadé que notre Archevêché, quelque petit qu’il soit, a pris, sinon eu, ses fonctions pour continuer de lui être fidèle. Il nous importe de rester indépendants et libres. Et c’est précisément dans notre indépendance et dans notre liberté que nous pourrons, et j’en suis persuadé, être utiles à l’Eglise russe actuelle avec laquelle nous avons la communion, avec laquelle nous allons avoir des relations privilégiées, et je les ai, que nous devons aimer et également recevoir beaucoup de choses, mais il nous importe à nous de rester indépendants et libres ne serait-ce que pour nous-mêmes bien sûr, pour la fidélité à l’héritage, mais aussi si nous voulons être utiles à l’Eglise en Russie ».

Séraphin Rehbinder
« Je voudrais simplement dire que ce débat a été fait pour que chacun puisse s’exprimer et je demande à l’assistance de réagir mais de ne pas réagir de façon trop impolie. C’était justement pour que chacun puisse dire ce qu’il pense, chacun puisse avec son cœur et son intelligence contribuer au débat très important qui se déroule actuellement chez nous. Il faut absolument que tout le monde écoute tout le monde. On continue le débat ».

Père Nicolas Cernokrak
« — Professeur à l’Institut et Prêtre de l’Eglise Saint Séraphin de Sarov — Je pense que nous sommes réunis ici, parce que nous aimons l’Eglise. Je voudrais aussi remercier tous ceux qui ont organisé cette journée. Je veux dire une chose, on ne peut pas se désincarner de l’histoire et s’il y a une spiritualité et s’il y a une continuité, vraiment elle est dans l’histoire.
Séraphin Rehbinder a souligné et donné un sens très fort à ce terme : c’est la rupture. Il y a quelque chose quand même au cours de cette histoire, dans ce mouvement de l’émigration russe, qui s’est passé et qui s’est cassé. Donc est-ce qu’il y a des choses prophétiques dont nous sommes sûrs parce que c’est Dieu qui dirige l’histoire, mais je pense que, humainement, nous ne pouvons pas ne pas réfléchir sur ce qui s’est passé et de ne pas essayer de trouver des remèdes et ne pas donner une réflexion pour trouver cette unité de l’Eglise. Alors je dirai simplement qu’au cours de cette riche histoire de l’Orthodoxie en Russie, ici en émigration, il n’y a, grâce à Dieu, aucune séparation doctrinale, ni liturgique. Il y a cette unité de la foi orthodoxe dans cette grande émigration russe. Il faut rendre grâce à Dieu pour cela, mais je pense que nous, aujourd’hui, nous ne pouvons pas fermer les yeux et ne pas chercher l’unité canonique avec l’Eglise mère ».

Père Siméon
[Monastère Saint Silouane]
« Je suis très agréablement surpris et je rends grâce à Dieu pour cette rencontre. Je m’attendais à une petite table ronde de quelques personnes, et je vois qu’il s’agit de beaucoup plus et ceci est une grande joie.
D’autre part je voudrais dire que tout ce qui a été exprimé est juste, intéressant et nous devons tenir compte de tous ces éléments pour avancer. Simplement rappeler une banalité, c’est que rien ne se fait sans l’Amour. Un grand saint a dit : « Aime et fais ce que tu veux ». Eh bien voilà, si nous aimons nous pourrons faire ce que nous voulons mais dans le sens profond de Dieu. Cela est possible. Nous pourrons vivre en communion selon l’Amour de Dieu, et je ne peux que nous encourager à prier pour que nous puissions dans le temps, dans la patience, dans le respect et dans l’amour - avant tout dans l’amour - avancer vers un projet qui puisse être un projet d’unité, selon le modèle trinitaire que nous connaissons.
L’autre chose que je voudrais dire c’est qu’il n’y a pas d’amour sans conversion et j’ai entendu à plusieurs reprises quelque chose que je voudrais, pardonnez-moi, rectifier. Il y a les orthodoxes de souche et les convertis, et bien pardonnez-moi, mais pour moi il n’y a que des convertis, je ne suis pas de souche russe, ni grecque, ni roumaine, je suis né en France à Paris, mais je me considère comme en voie de conversion et j’espère que vous aussi vous vous considérez sur ce chemin là. Je vous y encourage en tout cas. Merci ».

M. Milkovitch
« Avec ces paroles je considère que nous avons dit l’essentiel de ce qui devait être dit aujourd’hui. Mais étant donné le nombre d’intervenants qui se sont manifestés ici et de toutes les personnes qui voulaient intervenir, il me semble que c’est un appel à la poursuite de cette manière de nous réunir et d’exprimer aussi bien nos souhaits, nos visions que nos craintes, mais en tout cas communiquer.
Je passe brièvement la parole à Séraphin pour terminer ».

Séraphin Rehbinder
« Je remercie Messeigneurs et mes révérends pères, et toute l’assistance d’être venus car ils ont montré par là leur attachement à notre Archevêché et je crois que le fait que beaucoup de gens qui voulaient encore s’exprimer et n’ont pas eu le temps de le faire, justifie le fait que nous ayons intitulé cette table ronde : "la première table ronde" Il faudra effectivement continuer sous des formes à trouver. Nous sommes ouverts à toutes les suggestions de qui que ce soit.
Je voudrais encore m’excuser sur ce que j’ai dit sur l’Eglise de Constantinople, je m’étais déjà excusé parce que je savais que j’allais provoquer des réactions là-dessus, c’est encore un point de discussion possible.
Je voudrais encore me faire l’interprète d’un certain nombre de gens, on m’a demandé de suggérer l’idée de créer au sein de l’Archevêché une commission conforme aux statuts de l’Archevêché, une assez large commission pour qu’on puisse discuter au sein même de notre Archevêché de la suite à donner ».

Père Nicolas Rehbinder
« Nous remercions tout le monde. A l’église vont commencer les vêpres tout de suite, nous sommes tous invités à entrer à l’église pour participer à l’office.
Merci Messeigneurs et à vous tous et chantons : Il est digne en vérité ».

Catégorie : Table ronde N°1

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